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dimanche 5 février 2012

2 minutes de métro à peine


En ce moment ma vie amoureuse je la cherche partout un peu partout  (boîte à chaussure, bouche d’égout, blague carambars). Même si l’homme est  capable de donner naissance à un bon peu d’inventions plus ou moins utiles, il n’est toujours dans l’incapacité de créer un appareil pouvant nous indiquer la rue où se trouve notre opposé complémentaire le plus proche, (par contre si vous recherchez un sexe chop et sa poupée gonflable, on pourra faire quelque chose pour vous). Adieu croyance limitative nous changeant en romantique flegmatique avec cette phrase débile « ça viendra tout seul ». Lorsque je restais cloitré dans mes quatre murs, les seules bisous auxquels j’ai eu droit ressemblaient d’avantage à des piqures de moustiques haineux assoiffés de globules, qu’à des touchés sensuels et sucrés d’une partenaire amoureuse.   Bref juste pour dire qu’un jour, j’ai décidé de profiter de mon rendez-vous avec mon agence immobilière pour éventuellement faire une rencontre. Une fois lavé et sec, je prenais le métro pour me rendre en centre ville. L’avantage de mon arrêt se base sur le fait qu’on accède à la rame en dévalant des marches d’escaliers, un peu comme le Festival de Cannes mais à l’envers. Conclusion durant la descente je peux mater à ma guise les femmes plaisantes attendant les prochains départs. Mouahahahahahaha !! (Et voilà on va me traiter de pervers en manque qui bave). Avais-je choisi le bon moment tant la diversité me semblait immense !! Laquelle allais-je aborder ? La brune au corps élancé à l’air pas très sympathique ? La blonde sensuelle dégageant une attitude hautaine ? Personne ?  Finalement je me concentrai sur « Elle ». Ainsi comme toutes les jeunes d’aujourd’hui, elle s’ouvrait au monde extérieur avec un casque audio sur la tête et un i phone à tripatouiller. Le regard absent tant la musique dans ses oreilles redessinait son univers. Ma vue infra rouge sur son corps me laissait une délicieuse esquisse des ses courbes et de ses jambes. La pâleur hivernale de sa peau avait quelque chose de sexy et ses lèvres roses correctement pulpeuses attiraient mes yeux. Sa tenue vestimentaire méga décontractée et ses chaussures violette aux lacets défaits me rappelaient ma façon de m’habiller. Sans paraître trop fier d’elle elle se tenait droite. Ah mais comment est ce qu’un faible homme comme moi ne pouvait pas craquer sur une fille aussi mignonne ? Inutile de vous dire le film que je me faisais car il serait interdit au moins de 30 ans !! Alors pour faire simple j’avais envie de la toucher, de la caresser et bien sûr de l’embrasser. L’arrivée du métro d’en face me recolla les chaussures sur Terre, plus le temps de jouer au romantique flegmatique !! Comme ils le disaient dans ma belle famille sur ce type de sujet « You have got to make a move ».  Mais comment faire pour entrer en communication avec une personne noyée dans sa bulle stérile ? Prendre 2 bâtonnets lumineux et fluorescents, ensuite les agiter dans tous les sens en criant bien fort youhouhou !! Dans ma tête le monde s’arrête de nouveau. Toujours cette peur de mal m y prendre et de subir ce rejet. Encore la honte de se prendre un râteau agressif d’une femme qui n’a pas envie d’être séduite « par moi ». Toujours cette recherche d’une phrase d’approche magique « Euh vous montez souvent dans le métro ? », « Hum, hum on se connaît ? », « waouh z y va la meuf t’es vachement bonne toi !! ». Entre mon corps et mon esprit « vive la baston bagarreuse » !! Il fallait tenir bon pour ne pas tomber dans ce travers aussi facile que lâche : « Ben de toute façon ce n’était pas tout à fait mon type de femme ». Après avoir desséché ma gorge avec ma salive je réussis à me ressaisir pour aller aborder miss monde (sans idée particulière). Dès que le bon métro se présenta je montai dans le même wagon qu’elle pour me poser juste en face. Ensuite sous une pause à la James Dean sans sa cigarette et malade, je lui exposai discrètement mon plus beau profil (le gauche). Et là je crois qu’elle m’a jeté un ou deux regards aussi discrets que furtifs. A mon avis il y avait un truc qui l’intriguait dans ma tenue vestimentaire (peut-être mes nouvelles chaussures). Quoiqu’il en soit je repris petit à petit confiance si bien qu’au moment de prendre nos correspondance je l’abordai sur un nouveau quai avec le sourire (^_^). Il paraîtrait que la magie d’une rencontre reposerait sur le fait de vivre le moment présent sans se prendre la tête. Or à ce moment là j’avais le nez en rhume. Alors je suis sûr que vous avez deviné ma phrase d’approche…La fille eu la gentillesse d’enlever son casque pour écouter le son ma requête. En tout cas elle n’avait pas l’air effrayé, d’ailleurs j’avais même l’air de l’amuser. D’un geste rapide elle se recoiffa puis me fit comprendre qu’elle n’avait pas de mouchoirs. Je lui répondis que ce n’était pas grave mais qu’elle devait faire attention, car ses lacets étaient détachés. Elle me mit à rire en m’expliquant qu’elle adorait porter ses chaussures de cette manière. Je partis chercher un mouchoir chez une autre personne et tout en repassant devant ma cible je lui lançai un sourire malicieux. Elle répliqua sans hésiter en faisant de même. Finalement j’arrêtais le flirt à ce niveau, car faire connaissance en à peine 5 minutes dans un métro peut paraître un peu juste. Et puis autant laisser une bonne image, on ne sait jamais la ville est petite nous pourrions peut-être nous revoir une autre fois. Elle et moi  sommes remontés chacun de notre côté dans le métro et  elle descendit à l’arrêt suivant… Aujourd’hui encore je me demande si j’ai bien fait... Une amie m’a confirmé que oui et m’a même dit que si j’avais décidé de descendre au même arrêt qu’elle pour lui demander son n° de tél la fin n’aurait pas été des plus heureuses. Alors que faire lorsque nous avons si peu de temps ? Proposer un verre ? Si vous avez quelques réponses sachez qu’elles sont les bienvenues.

dimanche 15 janvier 2012

Fais dodo...mon p'tit frère

Les journées passent les unes après les autres et ne se ressemblent pas forcément. Certaines restent gravées à jamais dans nos mémoires pour différentes raisons et d’autres sont à peine stockées dans notre subconscient. Ce souvenir particulier, n’est pas dû à une fin de journée habituelle sur Paris, où les non chômeurs stressés font monter la température hivernale en se bousculant dans le métro ou en retenant les fermetures de portes des RER. Ainsi la grand-mère de 80 ans complètement larguée se  tapent sont sprint, mais d’ici qu’elle arrive à la marche du wagon, tu peux déjà faire une croix sur ta correspondance « soupir ». Enfin, ce moment singulier prend naissance une fois que j’arrive sur le quai non loin de mon TGV aussi rapide que la nuit qui tombe en janvier. Commençant à connaître parfaitement les gares d’arrivées je sais exactement dans quel wagon je dois me trouver pour gagner du temps une fois arrivé à destination. Or aujourd’hui je descends à Lille Europe alors direction l’arrière du train !! Je serai pile en face de l’escalator. En longeant mon train, je jette discrètement un coup d’œil afin d’observer les personnes (les opposées complémentaires déjà assises). Bonne initiative de ma part, car se trouve actuellement une mignonne gallinette en train de dormir. Comme le numéro du siège à côté du sien ne m’est pas attribué, j’esquisse, une petite danse vaudou pour  que personne ne se mette près d’elle avant le départ du train. Les pas magiques ont fait leur effet car 2 minutes après avoir quitter la gare je suis à 30cm de la douce dulcinée. Enfin non sans mal car avant il a fallu lutter pour garder l’équilibre dans le couloir du TGV. Vous savez ça bouge un train qui roule et si on ne fait pas gaffe on peut se retrouver en déséquilibre total et essayer de se rattraper en écrasant le ventre d’un vieux cadre dynamique où d’un caniche pervers (là généralement c’est le caniche entier qu’on aplati)… Donc me voilà assis à côté de la belle au bois dormant qui ne m’a pas remarqué ma présence puisqu’elle dort. Alors quelle entrée en matière utiliser ? Je commence par l’embrasser ? Je pense qu’elle va sûrement se réveiller mais ensuite je ne suis pas sûr qu’elle veuille  qu’on discute. Alors je prends mon mal en patience en faisant semblant de dormir. 10 minutes après ? Bien la situation n’a pas changé madame est toujours en train de dormir non seulement le marchand de sable est passé mais en plus il lui a laissé un sachet de somnifère c’est tout simplement incroyable. Je ne sais plus trop quoi faire. Dois-je faire style que je tombe en déséquilibre pour tomber sur son ventre et m’excuser après ? J’ai déjà eu l’occasion de vivre cette situation, mais généralement au bout de 10 minutes la femme se réveille et commence à jouer avec son portable. Ensuite je peux tenter de rentrer subtilement dans son univers. Mais actuellement, avec ce que la demoiselle me présente, aucune entrée en matière n’est possible. Il va falloir qu’elle y mette un peu du sien. Vais-je passer tout le voyage à me faire chier ? 15 minutes plus tard toujours rien ah si un léger changement Blanche-Neige ronfle et s’écrase la face sur la fenêtre la bouche à moitié ouverte. Devant cette galère je me mets à prier pour qu’un contrôleur passe dans les rangées comme ça elle n’aura pas d’autre choix que d’ouvrir les yeux ne serait-ce que 5 secondes. En comptant, je m’aperçois qu’il me reste un peu moins de 30 minutes pour faire connaissance, pour un looser comme moi ça va être serré. Je peux mettre une femme mal à l’aise en 5 secondes mais le contraire mon prend généralement beaucoup plus de temps. 20 minutes plus tard ? Aucun doute les mouches tsé-tsé ont envahi Paris et toujours pas le moindre contrôleur en vu. Pour une fois qu’il me manque celui-là !!Je comprends que les carottes sont cuites lorsque tout un coup elle se réveille enfin comme une grande. Génial, même si je ne lui ai pas apporté son petit déjeuner nous allons enfin pouvoir faire connaissance. Enfin sûrement dans une autre vie car mon train est arrivé :-( On me l’avait pas encore faite celle-là.

dimanche 25 décembre 2011

Est-ce que vous connaissez la rue Béthune et le début d’une histoire ?


-Ca y est tu es arrivé ? Me dit-elle à travers son portable téléphonique.
- Oui je suis à la gare ;-)
-Ne bouge pas j’arrive tout de suite. Me lance-t-elle en retour.
Nous sommes à la fin de l’été et  le Pas De Calais arbore un paysage de campagne préparant son coucher de soleil. Pendant l’attente je marche sur  le parking d’une gare aussi calme que silencieuse.  Tous les éléments sont en place pour que je me mette à méditer : « est ce que venir voir cette fille rencontrée dans le train 15 jours auparavant n’est pas de la pure folie ? ». Aucuns doutes sur mon anxiété mais  je trouve le frisson de l’inconnue tellement jouissif !! Dans ce bled paumé mon pire ennemie ne peut être qu’une piqûre de guêpe mal lunée. Quant aux pickpockets (s’ils ont un GPS pour être en mesure de retourner chez eux) à part mes poches vides, pas grand-chose à voler. Mes pensées en délire s’arrêtent lorsqu’enfin elle arrive toute souriante. Elle me questionne poliment sur mon voyage et m’invite à la suivre à pieds jusqu’à chez elle. Le fait d’être à la fois homme et gentleman m’empêche de lui demander de porter mes valises (mais qui sait peut-être qu’en insistant ?)… En tout cas la bonne humeur s’invite à ces joyeuses retrouvailles et nous reconstruisons à nouveau notre alchimie émotionnelle (regards, sourires, etc.…) avec une légèreté déconcertante. Durant la marche je remarque sa nouvelle coupe de cheveux beaucoup plus courte depuis notre dernière rencontre. Ayant toujours en tête la dernière image que me laisse une inconnue rencontrée pour la première fois ce changement me permet de découvrir cette jeune roumaine sous une nouvelle coiffure. Ceci-dit cette nouvelle coupe lui apporte un certain charme. Alors sous le son lourd de ma valise roulante le compliment ne se fait pas attendre. « Sympa ta nouvelle coupe tu l’as fait où ? (^_^) » Elle m’explique alors qu’elle l’a faite elle-même. Super comme je dois aller chez le coiffeur, je reste persuadé que je pourrai compter sur son talent. Sur la route quelques aboiements et grognement de caniches vicelards et pas plus grands que ma chaussure me font sursauter mais à part ça nous arrivons à destination sans grande difficulté. La seconde rencontre représente pour moi un véritable test car les compteurs sont remis à zéro. De plus lorsque nous voyons une personne qui nous plaît pour la première fois, il s’avère que notre jugement peut-être altérer par le fait que c’est notre cerveau et ses fantasmes qui mènent la danse. En d’autre terme nous nous ne basons pas sur ce que nos yeux nous montrent réellement mais nous tombons sous le charme du type d’image que notre cerveau nous projette sur une femme ou un homme. D’où le risque d’arriver à un deuxième rendez-vous avec pleins d’illusions sur un être que l’on imagine merveilleux. Mais en cas de douche froide je me dis toujours que le plus important est de tout faire pour passer un moment agréable avec la personne même si rien ne doit arriver.  Son appartement représente la taille d’un bel F2 l’intérieur y est très chaleureux. Très bricoleuse elle a fait elle-même toutes la déco (tableau, tapisserie, meuble de rangement). Son originalité la pousse à faire des tables ou des objets lumineux. Bref je suis dans l’antre d’une artiste. Elle m’invite à poser ma valise dans sa chambre et m’offre un verre de coca. Nous continuions tranquillement à faire connaissance lorsqu’une de ses questions me perturbe un peu. « Est-ce que tu souhaites avoir des enfants ? ». Pendant qu’une goutte de sueur ski sur mon front je lui explique que pour le moment ce n’est pas ma priorité. Je me pencherai sur la question d’ici 4 ou 5 ans. Ca réponse ne se fait attendre. « Car moi je ne veux pas d’enfant ». Et bien voilà une chose de faite. A défaut de faire des enfants la maintenant son plus grand souhait est d’avoir un chat avec des moustaches. Voilà un excellent point commun entre elle et moi car j’adore les petits félidés. En me détendant sur le canapé je m’aperçois que le désir physique m’envahit surtout lorsqu’elle s’assoit à côté de moi en croisant ses jambes. Mais c’est qu’elle est belle comme une fleur. Donc je suis rassuré j’ai bien envie d’elle je vais tout faire pour la séduire.  Je découvre ensuite son petit jardin et ses délicieuses tomates cerise. Comme j’ai du faire un long voyage de Paris jusqu’à chez elle et que j’ai peur de sentir le fauve du métro parisien et je lui demande l’autorisation de prendre une bonne douche. Sous le jet d’une eau tiède je pense que le weekend va être agréable. Une fois moi toilette terminée je décide de l’inviter au restaurant. Ce qu’elle accepte sans hésiter en enfilant une tenue la rendant aussi belle qu’un ciel bleu. Même si nous ne sommes pas à Marly Gomont le scooter sera de rigueur !! La route est un véritable bonheur sous cette nuit étoilée. Cependant n’ayant pas l’habitude de porter des casques, à chaque fois qu’elle souhaite me parler  je me penche en avant et BOOM !! Ainsi nous passons la majeure partie du trajet à nous donner des coups de boule de casque… Une fois arrivée je la félicité sur son style de conduite et je l’embrasse. Durant ce début d’échange hormonal l’alchimie est bien présente. Ca y’est j’ai rencontré une personne en dehors que sur internet et je savoure ce moment présent…

Je vous souhaite à tous de Joyeuses Fêtes

dimanche 30 octobre 2011

Est-ce que vous connaissez la rue Béthune ? (la suite)


Comme je ne m’appelle pas Pinocchio le début de mon approche ne se déroule pas avec mon nez collé sur la joue de la demoiselle. A mon plus grand étonnement ma question n’entraine aucune réaction négative de la part de ma voisine, bien au contraire. Après un petit bonjour avec nos yeux, elle me propose alors oralement un plan du centre ville avec une précision chirurgicale. Tom Tom n’aurait pas fait mieux. Le son de sa voix chantonne une mélodie agréable pour mes oreilles. De plus mon interlocutrice emploi un ton qui me fait rapidement comprendre qu’elle se sent à l’aise et disposée à parler avec moi.  Il est vrai qu’en ce début de soirée l’ambiance dans le compartiment est particulièrement détendue (peut-être à cause de l’absence de contrôleurs ?). Quoiqu’il en soit ce soir tout le monde arrivera à la gare de Lille Flandre à l’heure (Ahhh que c’est agréable le train sans ces put… de grèves). La conversation s’enclenche de nouveaux à partir d’une de mes remarques : « Vous savez je vis sur Lille depuis bientôt 1 an et je suis toujours aussi mauvais pour repérer les noms de rues. La honte !! » Ma voisine se met à sourire pour enfin ajouter quelques éléments sur sa vie personnelle. Ainsi la beauté avec laquelle je discute vient juste de fêter ses 25 ans. Elle rentre d’une petite fête organisée par son grand frère sur Paris et souhaite effectuer un peu de shopping sur Lille. Son petit appartement est situé dans le département 62 non loin de la maison de ses parents ce qui semble d’ailleurs satisfaire toute la famille. Au niveau de ses études elle a suivi des cours dans une école d’art pour ensuite s’intéresser à la coiffure. Alors oui la miss est un peu artiste dans l’âme, ce qu’elle confirme en me faisant une description des tableaux qu’elle aime peindre ou en me proposant avec humour le rôle de décoratrice d’intérieur pour mon salon. J’en profite alors pour parler à mon tour de mes goûts assez complémentaires aux siens puisque j’aime les musées, la musique les sorties en ville ainsi que le shopping pour des habits aux couleurs flashy. Durant notre discussion très intéressante je me fais un peu de soucis pour les personnes autour de moi car le volume sonore de ma passagère favorite donne l’impression que nous sommes dans une boîte de nuit. Un usager risque de se lever faire quelques pas en ma direction et de me balancer : « Est-ce que vous pouvez baisser d’un ton voir même deux ?». De manière subtile j’essaye de le lui faire comprendre en m’enfonçant légèrement dans mon siège. Mais je pense que mon geste a dû me faire passer plus pour un mongole qu’autre chose. En tout cas mon opposée complémentaire montre de plus en plus des signes d’intérêts sur ma petit personne. En effet elle rit à chaude larme à mes blagues sur certaines chaussettes que je trouve moche, elle me touche souvent le bras, me fixe constamment dans les yeux et cherche les quelques points en commun avec moi. Par exemple tout comme moi elle ne connaît pas son pays d’origine. Maintenant je comprends pourquoi ses yeux verts claires lui importent un charme exotique. Pour finir elle me glisse l’indice ultime de la mort qui tue comme en m’indiquant son célibat. L’alchimie étant bien présente je ne prends même pas le temps de regarder l’heure tant je passe un moment agréable avec elle.  Bref je suis conquis lorsqu’elle me sort cette phrase magique avec un naturel déconcertant : « Eh bien je vais prendre ton numéro de téléphone comme ça on pourra se faire un musée ou un truc du genre ». A la fin du voyage lorsque nous sommes sur les quais elle me demande l’autorisation de m’embrasser. Autorisation que j’accorde sans hésiter tout en apprenant qu’elle me contactera rapidement pour fixer un rendez-vous. De mon côté je me dis que si jamais elle ne le fait pas c’est sans hésitation que je la relancerai.

samedi 8 octobre 2011

Est-ce que vous connaissez la rue Béthune ?


Depuis ma dernière analyse pas mal de choses se sont passées dont celle-ci là maintenant. La fin du mois d’août approchait à grand pas et bien qu’un soleil ensoleillé réchauffait cette gare parisienne, le cœur des usagers restait toujours aussi froid. De mon côté assis confortablement en seconde classe je profitais de ce rare moment de bonheur pour ne pas en glander une. Tout était parfait, il ne manquait plus que la sonnette du TGV synonyme pour moi de retour au bercail. Mon oisiveté s’expliquait par le fait que je trouvais particulièrement frustrant de jouer à cache-cache avec une opposée complémentaire beaucoup trop habile pour moi. Cette fois-ci je criai « pousse » en espérant qu’elle daignerait enfin sortir de sa cachette. Il semblerait que certains prédateurs attireraient leur proie en se transformant justement en proie. Mouahahahahahaha !! Alors oui mon déguisement de future victime ressemblait à une espèce de larve posée comme une merde avec un sourire bébête sur un siège de TGV. Pas pu faire plus sexy. Ainsi durant mes trajets en train et ce depuis le début de la semaine je me contentais de respecter à la lettre l’emplacement qui m’était attribué sans me soucier de l’heureux mais surtout de l’heureuse gagnante qui s’assiérait à côté de moi (j’ai ainsi eu quelques agréables surprises). Confiant mon avenir amoureux au destin je contemplais par la fenêtre ce flux de bovins mal lunés euh non de personnes montant dans le train. Les visages étaient stressés, décontractés ou en sueurs mais le plus intéressant fut l’interprétation scénique du mien à cet instant. En effet sous un regard semblable à celui d’une vache dans un près (mais qui ne mâchait pas car il me manquait un malabar), j’observais sur le quai l’éventuelle opposée complémentaire qui sortait de sa cachette. Ainsi l’ombre de ma peut-être opposée accompagnée une femme avec une démarche craquante, un visage rempli de charme, un corps sacrément élancé et un pantalon synonyme de jambes magnifiques. Bien que mon usine d’hormones remit sa production en marche, il était hors de question de lui courir après, n’oublions pas que ce jour là je jouais la proie. Cette femme viendrait d’elle-même à moi ou pas. Ce fut alors que le destin poussa ce visage d’ange dans le même wagon que le mien et comme si cela ne suffisait pas il lui attribua le siège situé à 1cm de mon bras gauche. Même si dans mon fort intérieur corporelle raisonnait la phrase suivante : « Assis toi à côté de moi, assis toi à côté de moi !! », il n y avait aucune étoile filante pour donner naissance à ce vœux. En tout cas la jeune demoiselle s’excusa et m’effleura légèrement pour atteindre sa place. J’aperçus un paquet de cigarettes dans sa poche et commençai à regarder discrètement le sms que ses petits doigt tapotaient. Eh oui peut-être n’était-elle pas célibataire ? Apparemment le message était adressé à sa mère et de plus elle venait de fêter son anniversaire. Après que nos deux coudes se soient touchés et ses nouvelles excuses, je voulus l’aborder mais elle décida de piquer un petit somme. Le désespoir s’empara de moi fer à battre allait devenir froid et j’allais me taper une heure de train avec les yeux rivés sur mes chaussures. J’écoutais plus loin deux hommes qui faisaient connaissance après avoir compris qu’ils avaient en commun la même école de commerce sur Paris. La connexion entre deux personnes s’établirait-elle à partir d’un lien commun ? Alors qu’est ce qui pouvait bien munir à la charmante inconnue en train de pioncer ? Le fait d’aller tous les deux sur Lille peut-être ? Sans tourner la tête, mes yeux caméléons observaient sa bouche sensuelle, son visage et sa  gestuelle traduisant l’envie de trouver une position confortable. Finalement elle prit le parti de rester éveillée. Ce qui finalement m’effraya car même si le destin avait 50% du travail en me la posant elle et ses cheveux mi longs devant moi, je devais me mettre dans la peau du finisseur. Et rebelote la peur de mes débuts refit surface. Je tremblais à tel point que je me demandais ou se trouvaient les toilettes les plus proches. Quand soudainement une phrase raisonna dans ma tête : « Aborde cette fille comme si tu en avais rien à foutre !! ». Quelle violence me diriez-vous… Mais vous n’avez pas encore tout vu. Mon prétexte pour aborder ce corps féminin fut de lui poser une question plus ou moins ouverte dont je connaissais déjà la réponse. : « Excusez-moi je vois que vous allez sur Lille, est ce que vous connaissez la rue Béthune ? Je dois rejoindre des amis mais j’ai un peu de mal avec les noms de rue » (Le tout avec un grand sourire). Oui ben la suite plus tard…

mercredi 20 juillet 2011

Hello, goodbye, I’m late I’m late !!!


Comme d’habitude impossible d’échapper aux prémices d’une journée stressante lorsque l’on est confiné dans une boîte de conserve synonyme de métro Parisien. Météo France prévoyait une matinée chaude, prévision largement confirmée par la sensation d’étouffement sous les aisselles de son voisins de droite. Mais de quoi est ce que je me plaignais ? Je pouvais toujours reprendre ma respiration à gauche en posant mon nez dans les cheveux gras et usés d’un usager !! Paris est peut-être la ville du luxe et de l’élégance mais apparemment le savon est resté à Marseille. Pour égayer ce moment de solitude je posai mes yeux baladeurs sur ses courbes, désolé mais il y avait beaucoup trop de monde pour que je puisse poser mes yeux sur ses fesses euh non son âme. Elle tranquillement assise avec ses bagages conversait aimablement avec un  vieil homme. Quel était le secret de cet homme pour vivre aussi vieux dans Paris ? La voix de la demoiselle sereine et claire laissait deviner un petit don pour l’humour. Et moi pendant ce temps ? Ben j’avais juste envie d’elle. Je voulais mettre ma main dans ses cheveux couleur ébène, caresser sa peau mate et entendre ses râles de plaisirs sous mes baisers. Même s’il faisait déjà chaud je me demandais quelle température pouvait atteindre nos deux corps en fusion. Pendant que ma vue me faisait saliver avec de la bave en me proposant quelques scénario érotiques, le son rude  d’une annonce d’un arrêt souterrain me remit les pieds sur terre. Je guettais d’un œil le départ du Papy pour entrer en scène quand tout un coup je me mis à paniquer !! En effet le métro n’allait pas assez vite. Même « Papy » aurait dépassé ce parallélépipède mécanique rempli de bombes puantes en courant !! En attendant je  risquais de rater mon train gare de Montparnasse et le nombre des arrêts se montrait incapable de me rassurer. Merci beaucoup pour la situation, j’oscillais entre le bien-être procuré par l’extase hormonale jouissive et le stress procuré par une décharge d’adrénaline. Pour faire simple j’étais un mix entre Bambi devant Féline et le lapin d’Alice au pays de Candy eh non des merveilles. Ne sachant pas faire deux choses en même temps mes circuits surchauffaient quel positionnement allais-je choisir ? Dans ma galère je compris que la femme et moi descendrions à la même station (intuition masculine).  Lorsque le vieil homme quitta mon attractive opposée, je l’abordai à mon tour. « Excusez-moi, je pense que comme moi vous vous rendez à la gare de Montparnasse et comme je viens de Lille je souhaite savoir si celle-ci est située très loin du métro ? ». La demoiselle me répondit aussitôt : « Oh oui la gare est assez éloignée, il faut pas mal marcher !! ». « Mince alors !! » M’exclamai-je non seulement j’ai sous-estimé la durée du trajet en métro et je vais me retrouver à courir comme un fou pour  avoir mon train en direction du Mans !! Vous allez sur Le Mans vous aussi ? ». « Non, je vais sur Bordeaux !! » répliqua-t-elle. Pendant cet instant très court mon scanner entra discrètement en action. Aucun doute les brunes aux cheveux longs, à lunettes, au corps élancé dans un jean moulant me feraient craquer encore un bon bout de temps. Même si en ce moment pour des raisons incompréhensibles je suis maintenant intéressé par des blondes. Je devrais rendre visite à un escroc et euh non un psy. Je me mis à rouspéter : « Ah mais je m’étais renseigné sur la durée du trajet sur Internet mais il semblerait que nos internautes aient été un peu trop optimistes ». Sa réponse ne se fit pas attendre « Ne jamais croire ce qui est marqué sur Internet !! Me dit-elle avec un sourire moqueur. Son regard cherchait le mien mais je ne pus répondre à sa requête. En fait le bouton séduction éteint laissa place au lapin d’Alice. Pourtant la femme décida d’aller plus loin avec moi. « Alors comme ça vous venez aussi de Lille ? Vous êtes étudiant ? ». Elle me parlait mais je ne la regardais même pas et pour être franc je ne l’entendais qu’à moitié. Mais étant un gentil garçon je lui dis : « Euh non je ne suis plus étudiant et ce depuis un bon moment ».  « Oh qu’est ce que vous faites jeune !! » ajouta-t-elle. Je ne trouvai rien redire à son compliment, je fus heureux de voir qu’à côté du papy de tout à l’heure je paraissais jeune. Lorsque la porte de ma destination s’ouvrit, je la quittai sans me retourner et  lui lançai « Je fais peut-être jeune, mais là il va falloir que je fasse sportif pour avoir mon train !!! ». Le dernier son que j’entendis de sa bouche fut une onomatopée du genre « Hi hi hi hi ». Et hop je me mis à courir dans la foule en réussissant à avoir mon train 15 secondes avant la fermeture des portes. J’étais fier de moi !! Mais en suant comme un bœuf dans le train je reprends mes esprits. J’étais enfin cent pour cent disponible pour la draguer. Chose que j’aurai faite si j’avais tout mis en œuvre pour rater mon train ;-)

mardi 10 mai 2011

Mouahahahahahaha !!


Et bien ces temps ci je ne suis pas très présent sur le blog ce qui est plutôt bon signe. Vous ne trouvez pas ? Cela me donne l’impression de posséder une vie réelle  à côté de cet univers subjectif et virtuelle. Alors pas la peine de me regardez avec vos yeux de merlans fris, si j’avais rencontré mon opposée complémentaire durant ce congé je vous l’aurai écrit depuis bien longtemps. L’effluve printanier à beau caresser mes narines, les cœurs libres ont apparemment décidé de faire escale ailleurs. Alors que m’est-il arrivé de si passionnant ces dernières nuits ?
Un soir même pas tard dans la nuit, surgit soudainement devant moi une délicieuse créature qui me véhicula l’image sexy de ses quelques courses Lidl sous les bras. Comme elle marchait vite et ce malgré le poids de ses sacs je ne pouvais que contempler l’arrière de sa silhouette plutôt harmonieuses. Comme que je sentais monter en moi l’envie d’en voir un peu plus j’accélérai le pas pour me porter à sa hauteur. Je l’abordai donc « Excusez-moi, mais est ce que…. ». Et là ce fut le drame !! J’assistai aux différentes phases de transformation du visage de la consommatrice avec les mêmes étapes rencontrées dans le film « La mouche ». Pendant que ses yeux remplis d’épouvante me fixaient, un au secours sortit au plus profonde de mes entrailles. Mince je la perdais et je me devais de réagir très vite. Ainsi sans réfléchir je lui sortis ça « Morlgoutepfuimouhahahahahahahahahahaha » !! M’esclaffai-je sous son nez comme un nase. Il fallait avouer que j’avais trouvé sa mutation plutôt hilarante. Vous n’êtes pas obligés de me croire mais mon « Morlgoutepfuimouhahahahahahahahahahaha » eut un effet digne d’un suppositoire. Mary Poppins pouvait aller se coucher avec son supercalifragi machin chose.  Bref cette fille coincée comme un string tendu devint aussi molle que de la guimauve  et me lança un sourire de bienvenu. Finalement peut-être trouvait elle aussi la scène pittoresque.  En tout cas je ne regrettais pas mon geste car elle était beaucoup plus charmante avec le sourire. Nous nous échangeâmes quelques mots puis partirent chacun de notre côté. Oui ben comme d’habitude…

lundi 18 avril 2011

Règle cosmique respecter l’espace !

Lors d’une promenade en centre ville mes yeux furent attirés par une caméra posée sur son trépied. Qu’est ce qui pouvait bien se tramer dans cet environnement ? Je questionnai les personnes autour de moi lorsqu’un un homme vint à ma rencontre. Il m’expliqua que dans une demi heure aurait lieu une grande manifestation pour les sans papiers et que j’étais le bienvenu si je voulais me joindre  à eux. Pourquoi pas me dis-je, même si je n’avais pas la fibre d’un citoyen revendicateur, il m’était impensable de rater ce genre d’événement.  Autour de moi quelques journalistes commençaient à faire fonctionner leur matos, à mettre en place des interviews et à se moquer de la camionnette France 3 garée à la va comme je te pousse.  J’enviais tout ce petit monde d’être en mouvement car le froid glacial collait mes pieds sur les pavés. Au bout d’une demi heure l’impatience commença à pointer le bon de son nez, apparemment nous ne serions pas assez nombreux pour mettre en place la manifestation. De plus certaines personnalités locales ne feraient pas le déplacement (les lâcheurs). J’eu tout de même l’occasion d’engager la conversation avec une journaliste fort marrante de France Bleu puis avec un homme âgé qui souhaitait quelques infos sur cette manifestation aussi molle que le dos d’une limace. Je décidai de partir vers d’autres contrées lorsqu’un groupe de 3 hippies girls entra en scène. Visiblement elles semblaient se demander si elles étaient arrivées à l’heure de la sieste tant l’action roupillait. Bien qu’ayant remarqué  dans le trio une charmante brune je ne voulus pas l’aborder. Si je devais me faire castrer euh non perdre la face autant que cela ne se fasse devant le moins de femmes possible. Sans trop m’y attendre la charmante brune vint directement à ma rencontre. Comme tout homme normalement constitué vous vous dites que je devais être aux anges et que le thermomètre de ma fierté atteignait les 100 degrés. Que nenni, même si la femme était belle comme le jour et son regard aussi étoilé qu’une nuit d’été, l’interaction tourna au malaise. Pourquoi ? Tout simplement parce que la demoiselle me parlait avec sa tête située à 3cm de la mienne. Autrement dit elle envahissait mon espace personnel, ma zone intime quoi. Son intrusion un peu trop prononcée verrouillait toutes mes émotions. Une seule envie me torturait l’esprit, la pousser pour que je puisse enfin respirer. Je le dis à toutes les femmes du monde en entier !! Que vous soyez (minces, enveloppées, à talons, à aiguilles) lorsqu’un garçon vous plaît à en mourir évitez absolument de le coller dès la première interaction (même si « The king of the emperor des corps d’Adonis » est dans la place). L’enthousiasme c’est meilleur en bonne quantité, dans le cas contraire vous paraîtrez bizarres et repoussantes. Vous risquez de le mettre mal à l’aise car vous empiétez dans sa zone de confort. Il n y a rien de pire que de sentir le souffle de son interlocuteur venir nous caresser les lèvres. Maintenant si vous ne faites toujours pas peur au mec et que celui-ci commence à toucher votre corps, croyez-moi mesdames il risque de plus rendre hommage à votre cul qu’à votre Q.I. Bref cet épisode fut vraiment malheureux pour moi car la femme était belle, cultivé, souriante mais à peine que je faisais sa connaissance que je me disais si jamais il devait se passer quelque chose entre nous ce boa constricteur risquerait de m’étouffer.  Qui  plus est elle ne semblait pas observer mon malaise à partir de mon rictus et lorsque je faisais un pas en arrière elle esquissait un pas en avant. Aurais-je dû mettre un haut parleur au dessus de ma tête accompagné d'une alarme au son strident ? "Attention, attention ceci n'est pas un exercice !! Vous êtes en territoire intime, veuillez effectuer 3 pas en arrière ou nous serons obligés de faire intervenir les forces de l'ordre !!"Cette sangsue était aimantée à mon corps ou quoi ?  Lorsqu’une personne arrive à me faire sentir à l’étroit alors que je suis dehors  la balance penche rarement (voir jamais) de son côté. Notre espace représente quelque chose de précieux et quand la demoiselle sortit une cigarette je compris qu’il était temps de dire « Next !! »

Et vous ? Vous est-il déjà arrivé de vivre le même type de situation où la personne vous a mis mal à l'aise ? A quelle distance sentez-vous le plus rassuré par rapport à votre interlocuteur ?

jeudi 31 mars 2011

J’aime pô les samedi.

Un déménagement ne se traduit pas uniquement par le changement et le déplacement de biens matériels. En effet durant cette phase notre cerveau peut lui aussi subir une « mutation », entraînant alors quelques  remises en question sur notre manière de voir la vie. Par exemple depuis que je vis dans l’hexagone, j’ai longtemps considéré le dimanche et le lundi comme les deux journées hebdomadaires de la déprime ultime. Généralement la ville provinciale rentre en mode grosse feignasse, avec des activités bien merdiques (danse avec les mamies pour le marché du dimanche matin, entassement des familles dans les parcs à plus savoir qui se promène avec qui et reprise du boulot le lundi). Et bien maintenant que je suis sur Lille j’éprouve tout le contraire. Docteur suis-je normal ? Subirais-je la théorie évolutionniste de Darwin ? Il semblerait que oui, car maintenant je crache toute ma haine de célibataire frustré et pas content sur le samedi !! Tout simplement parce que le samedi est la journée ou s’ébattent joyeusement tous les couples. Vous savez ces deux personnes collées comme des aimants, esquissant des sourires du style on s’aime, l’amour c’est trop beau, regardez nous comme on arrive super bien se rouler des pelles !! Mille milliard un peu de tenu !! Ainsi lorsque j’aborde une femme la vieille du congé dominical il y a 90% de chance pour qu’elle soit accompagnée par son mec. Partenaire qui d’ailleurs a défaut de pouvoir tirer son opposée complémentaire tire une bouille des moins réjouissantes selon l’endroit ou sa compagne le trimballe. Je suppose alors que contrairement aux hommes, les femmes peuvent répugner à s’enfoncer dans la routine du début d’une relation (sexe, dormir, manger, sexe, dormir, manger ; sexe, dormir ah merde y a plus à manger). Alors elles prennent la chose en main euh pardon les choses et essaient de faire découvrir aux hommes la joie d’une vie sociale, d’une activité intellectuelle et leur apprennent à toujours être en adoration devant elles, même lorsqu’elles viennent d’essayer une robe qui ne leur va pas du tout. (Sinon c’est le canapé qui attendra ses messieurs pour le soir) !!
Bref dans ce foutoir où il m’arrive d’évoluer le samedi, je me sens comme exclu. Remarque durant mes courses il ne m’arrive jamais d’avoir une dispute avec moi même pour savoir qui va pousser le caddie, ou qui va porter le sac rempli de pommes de terre ? Hop un paquet de saucisses, un paquet de pâtes, un paquet de sauce et la semaine est pliée !! Direction une librairie. Je fis le tour des romans pour m’apercevoir que les couples envahissaient les lieux pour ne laisser aucune chance au moindre singleton féminin. Pourtant dans cet environnement une femme en train de lire et pas mal du tout semblait dire non à nos envahisseurs du samedi. A peine avais-je eu le temps de m’approcher d’elle que je me liquéfiais devant le baiser baveux qu’elle offrit à cet ennemi masculin en guise d’armistice!! Grrr saleté de samedi. Allez hop malgré ma déception, ce fut avec un cœur vaillant que je tentai l’aventure dans une autre librairie où je me demandai qui était le plus à plaindre ? Moi le célibataire anonyme où ces types qui tiraient des tronches de deux mètres avec leur copine aux bras ? Apparemment ils n’avaient pas compris que la Droopy attitude (You know what ? I’m happy) ne fonctionnait que dans les dessins animés. Devant ce plagiat déplorable il me vint en tête une petite fête scénique en centre ville et la distribution de Chti à volonté. Chti for two, for me and you…. J’aurais dû éviter de chanter car avec mon air un peu triste d’avoir perdu ma matinée le ciel partagea mes larmes en m’arrosant la face d’une pluie glacée !! Bref avec un Chti rempli de pages mouillées et collantes sous le bras je rentrai chez moi. Quand soudain je l’aperçus. Elle était brune et possédait  un visage ravissant. Cette brune pourrait faire de la publicité pour les crèmes Nivea. Ses cheveux courts la différenciaient des autres femmes que j’avais pu rencontrer jusque là. J’avais un faible pour ses lèvres rouges et ses yeux brillants comme une voie lactée. Le fait qu’elle portait des habits retrouvés sur le bord d’une autoroute poussait sa cool attitude à son paroxysme. Excellent !! Le point commun entre elle et moi était basé sur le fait que nous ne possédions pas de parapluie à ce moment là. Donc impossible de l’apostropher en lui proposant de la protéger de l’eau (vu que je ressemblais déjà une éponge). Bien que nous nous retrouvions dos à dos il était pour moi hors de question que ma matinée en reste là. « Excuse- moi ? On ne serait pas déjà rencontré quelque part ? » Lui demandai-je. Bien que sous la pluie, la demoiselle s’arrêta et acquiesça tout en souriant. Je poursuivis « Ah c’est marrant je ne savais pas que tu habitais dans le quartier ». « Effectivement ! » me lança-t-elle. Et nous fîmes connaissance sous un déluge nordique. Elle me semblait très curieuse et avoir avec beaucoup d’humour. Étudiante en art et spectacle, elle aurait sûrement beaucoup de choses à me raconter. Je lui demandais alors son n° de téléphone. Mais ayant laissé mon portable à la maison elle me donna gentiment un stylo pour que je puisse écrire son 06 sous un papier humidifié par la pluie. Au passage elle eut la  visibilité de mon sac aussi bordélique qu’un grenier mais sans la poussière. J’apprenais enfin son délicieux nom. Seulement comme elle devait rejoindre une amie je me promis de la rappeler en début de semaine pour faire plus ample connaissance. Et ce fut avec l’imagine d’un mec le visage dégoulinant de flotte mimant un au revoir de la main que l’étudiante retrouva son amie. Au fait étais-je censé ne pas aimer le samedi !?

jeudi 24 mars 2011

Un (e) après midi au parc.

L’histoire prit naissance de cette façon.

« Mais c’est une jolie chatte là ! » m’exclamai-je !!
« Oui tout ce qu’il y a de plus vraie » me répondit t-elle en souriant.
« Hum avec des poils bien courts en plus » ajoutai-je. « Effectivement ça lui donne ce petit côté singulier ». Dit-elle joyeusement.
« Elle est tout excitée on dirait en plus qu’elle est mouillée !! »Remarquai-je.
« Ben elle vit dans un appartement de 20m² alors lorsque je la sors elle se défoule un peu et  comme l’herbe est un peu humide ». Ainsi fut sa conclusion.

S’il vous arrive parfois de sortir pour aller ailleurs qu’à votre lieu de travail, amusez-vous à observer les gens. Vous verrez que  certaines personnes joueront la discrétion pour ne pas se faire remarquer, elles éviteront alors toute confrontation avec des inconnus. Cependant vous trouverez aussi l’existence d’individus optant pour une toute autre démarche. Vous savez, ces êtres qu’il nous arrive parfois de qualifier de « marginaux ». Peut-être que cette femme allongée, en train de lire, avec sa chatte nouée à sa jambe par une corde faisait partie des « marginaux » ? En tout cas sans se soucier des regards, nos deux phénomènes jouaient les bêtes de foire dans ce parc semi bobos semi étudiants. Les passants s’extasiaient devant le matou qui poussait les oiseaux à visiter le ciel. Je n’osais à peine imaginer leur réaction si la demoiselle avait attaché un tigre à sa jambe droite... Comme je marchais par là et que je trouvais la scène amusante je voulu aller à sa rencontre. A cet instant, la femelle matou a dû être la seule à sentir mes phéromones en action car elle décida de frotter tout son corps poilu contre moi. Bref je semblais l’exciter (superbe consolation), quant à sa maîtresse elle  devait n’être nullement intéressée par mes hormones trop peu félines.  Mais en y regardant de plus prêt, cette femme sous sa posture légèrement pin-up ne correspondait pas non plus à mes critères physiques. Cependant je supposai que son petit félidé représenterait une connexion suffisante pour entamer ce fameux début de conversation que vous avez pu lire au début du texte. Ses croustillantes anecdotes sur son félin rendirent notre discussion assez joviale. La chatte fit un jour sa délinquante en simulant une fugue après s’être évadée de l’appartement. Quel esprit espiègle, pas étonnant que nous ayons eu quelques atomes crochus !! Je répliquais de mon côté avec mon ancien matou qui allait manger dans la gamelle du chien des voisins.  Lorsqu’elle m’expliqua que son animal maigre comme un clou était au régime je me mis à penser qu’elle aurait pu aussi participer à cette excellente initiative !! OK c’était un peu méchant de ma part, mais à 5 kilos prêt elle devenait la miss parc pour mon plus grand bonheur ;-). Apparemment cette dompteuse de félin était une habituée des lieux, il fallait avouer que l’endroit convenait parfaitement à une personne souhaitant fuir le stresse urbain. De plus entre 2 caresses bien poilues, elle m’expliqua être en master 1 afin d’occuper le poste de professeur des écoles. Le plus beau métier du monde. Bien qu’étant du Nord Pas De Calais, la ville de Lille ne représentait pas son fief. Puis pour une raison inexpliquée elle embrouilla mon cerveau en s’autoproclamant professeur des écoles et ce avant même d’avoir validé son année ou passé un quelconque concours !! En tout cas je compris que ma présence ne lui semblait pas déplaisante puisqu’elle s’assit et positionna tout son corps devant moi pour me parler. Son attitude ouverte me montra qu’elle se sentait à l’aise. De mon côté j’étais semi allongé sur la pelouse en train de prier pour avoir 3 cerveaux. Un cerveau pour écouter la demoiselle, un cerveau pour démêler cette put… de corde que la chatte entortillait autour de mon mollet et un troisième cerveau pour maîtriser mon envie de foutre mes pompes dans le derrière du matou qui s’amusait à me faire une moustache en posant à chaque fois sa queue sous mon nez !! Ceci dit il était incroyable de voir comment est ce que la femme s’illuminait lorsqu’il s’agissait de parler de sa vie ou de son matou. Une mamie nous interrompit pour caresser la chatte ce qui dans l’histoire permit à ma jambe de respirer  un peu. Ensuite la petite brune sortit une cigarette, puis elle confirma mes doutes de rejet en me parlant de son petit copain. Je me levai donc et repris difficilement mon sac situé sous le ventre de la boule poils. Je souhaitai poliment une excellente journée à la petite dame qui n’était finalement pas à mon goût…

dimanche 20 mars 2011

La petite jeunette (tout commença par un regard)

Lentement je contemplais le monde au premier étage d’une grande surface commerciale. Mon regard devait être vide car je ne remarquais même pas que tu me fixais depuis un petit moment.  Je progressai avec la sensation de sentir une silhouette allant à ma rencontre. Sensation qui devint véridique lorsque nos yeux se croisèrent bien trop rapidement.  Mon cerveau interpréta dès lèvres rouges à demi souriante mais avec un esprit confus comment aurais-je pu en être sûr ? Après cette courte confrontation nous finîmes de dos pour finalement s’éloigner comme deux aimants aux pôles identiques. Mais la curiosité et la certitude de ne pas rêver devinrent de plus en plus grands, je lançai un regard furtif au dessus de mes épaules.  Bref je n’avais pas été victime d’une illusion. Ton sourire en retour me confirma bien que nous nous ne connaissions pas mais que rien ne me forçait à rester un inconnu. Voulant participer aux règles de ton jeu. Je ralentis le pas et fit demi-tour dans ce magasin où quelques tableaux égaieraient mon salon. Tu compris le lieu de ce rendez-vous implicite. Engager la conversation ne fut pas si difficile que ça, après tout n’importe quel sujet aurait fait l’affaire. Je t’apostrophai en lançant le thème de la décoration. Les règles du jeu qui suivirent furent simple car il n y en avait plus, sauf à l’heure du départ. En effet tu me rappelas qu’un gentleman devait toujours laisser un souvenir après avoir ramassé un mouchoir tombé par inadvertance contrôlée.  Mon numéro fut le suivant…

dimanche 6 mars 2011

Minnie Mousse à raser (partie 2)

Ce jour là je me levais avec pour objectif d’aller flâner en centre ville pour y faire quelques courses. De plus j’hésitais entre la marche à pied et le métro, puis finalement ce fut la randonnée rurale qui prit le dessus. De cette manière je connaîtrais le temps exact que je mettais pour atteindre le cœur de la ville. Durant le chemin je m’arrêtais dans une petite libraire dont j’appréciais son côté intimiste. La seule ombre du tableau était que lorsque vous aviez poussé la porte d’entrée une odeur nauséabonde s’emparait de vos narines. Si bien que vous vous dépêchiez de rentrer dans la boutique mais que vous y réfléchissiez à deux fois avant de ressortir en apnée. « Bonjour ! » me dit une employée en guise d’accueil. Elle commençait à bien me connaître car à défaut de n’avoir toujours rien acheté j’avais eu l’occasion de discuter un peu avec elle lors de mes premiers passages. Pour ne rien vous cacher sachez que je l’ai trouvé attirante. Pas forcément à cause de son physique, mais dans l’attitude qu’elle dégageait. Elle était toujours souriante, à l’écoute et possédait une démarche énergétique ainsi qu’un tendre regard. Bref cette femme était très mignonne. Pour ne pas changer nos habitudes nous discutions à nouveau et juste avant de partir je tombais sur une bande dessinée particulière. En effet j’avais eu l’occasion de la lire dans une Fnac sur Orléans et avait était émerveillé par les dessins et cette histoire d’amour très profonde. Seulement en oubliant son titre je ne pus jamais la retrouver. En feuilletant rapidement les pages je notais que le sujet de prenait place sur Lille… Bref je sortis de la librairie en me pinçant le nez, remis le chrono et pris la direction du centre ville. D’après mes calculs il fallait entre 15 et 20 minutes de marche pour atteindre le centre. Mais il y avait une chose que mon cerveau n’avait pas calculée. Vu que je souhaitais organiser une crémaillère dans mon nouvel appartement pourquoi ne pas avoir invité la petite libraire ? Il arrive parfois que ce nous recherchons se trouve juste sous nos yeux et qu’il nous faille prendre quelques détour pour s’en apercevoir… Une prochaine fois  peut-être ? Pendant que mon esprit me traitait de gros nul à couilles molles je me remis à penser à l’animatrice commerciale d’hier. Comment allait-elle, arriverais-je à la revoir ? Tout un coup je me sentis beaucoup mieux limite hystérique. Au passage je pris quelques photos de Diglee dans une grande librairie Lilloise. En me retournant vers une adolescente qui attendait sa dédicace je lui dis tout fier « C’est marrant mais je trouve que cette artiste ressemble beaucoup à l'héroïne qu'elle dessine ». « Ben en fait c’est voulu, car c’est elle » me répondit t elle. Avec mon œil de Lynx peut-être que demain j’inventerai l’eau chaude…Bref j’abandonnais le monde des livres pour me retrouver dans un endroit bien plus glamour, je cite le rayon des crèmes à raser !!  Comme prévu mon animatrice commerciale était à son poste encore plus belle que jamais si bien que je frottai les yeux pour être sûr que j’avais bien à faire à elle. « Eh bien c’est beaucoup mieux qu’hier ! » Lui lançais-je. « Oh vous êtes revenus ! » Me dit-elle en souriant. Elle m’expliqua alors qu’elle s’était occupée de 3 fois plus de client depuis notre rencontre de la veille. Ainsi commença une discussion qui durera une bonne vingtaine de minutes. Nous abordions beaucoup de sujets comme la famille, les études, les raisons de  ma venue sur Lille, nos différents projets et ses passions. Tout en me conseillant quelques mousses elle me fit comprendre qu’elle étudiait en fac de médecine et que cette petite mission d’intérim lui permettait de payer ses cours. Lorsque je la taquinais je pouvais observer son sourire radieux. De plus je cherchais désespérément son prénom mais il n’était pas affiché sur son badge. Cela me mit mal à l’aise de le lui demander car je ne voulais pas passer pour un monsieur dragueur, mais elle me le donna sans hésiter. Par contre bizarrement elle ne me questionna pas en retour sur le mien et je le lui donnai quelques minutes plus tard avec l’ironie suivante : « Au fait si cela t’intéresse je m’appelle... ». Elle me fit un grand sourire et me répondit « oui cela m’intéresse, je suis une fille très gentille pas méchante du tout ». Puis petit à petit notre conversation passa du vouvoiement au tutoiement. Elle avait le contact facile, était ouverte, intelligente, sûre d’elle et débrouillarde. Le tout enveloppé dans par une petite note d’humour moqueur.  Au niveau du physique je contemplais un corps élancé toujours  droit, des cheveux mi longs noirs (j’adore cette couleur) et des yeux clairs. Son visage était vraiment angélique. Les gens autour de nous n’existaient plus se débrouillant tant bien que mal pour choisir leur crème. D’ailleurs non loin des déodorant sentant un mec perdu nous tourner trop longtemps autour je pris les devant en lui demandant ce qu’il recherchait et lui montrant la direction à prendre (histoire qu’il nous foute la paix). Incroyable hier il n y avait personne dans le rayon et comme par hasard ce jour ci une foule étouffante s’empara des lieux. A croire qu’ils avaient tous envie de se raser pour me faire chi…  Lorsque le calme revint elle m’expliqua que durant ces études on apprenait aux élèves à mettre leur émotion de côté pour être en mesure de faire face à certaines situations critiques. « Très bien » me dis-je. Ainsi nous abordâmes le sujet sensible de l’âge. La demoiselle me proposa de faire une estimation et moi avec mon côté goguenard je la vieillis de 10 ans !! Sa tête grimaça et j’éclatais de rire en ajoutant : « Et bien  pour cacher les émotions il y a encore un peu de travail !! » Rire de sa part. Mais je me repris en lui disant qu’elle faisait très jeune. A chaque fois que je voulais terminer la conversation elle me relançait sur un autre thème. Finalement ne voulant pas abuser de ma présence dans son lieu de travail, je lui souhaitais bonne chance et parti. Elle me dit tout simplement qu’elle ne savait pas si elle reviendrait travailler sur ce lieu, je lui répondis alors moi aussi Mais avant de remplir mon sac de pâte et de lardons je lui posais une dernière question : « Au fait quel âge me donnes-tu ? ». Et là j’eus droit à un âge rajeunissant. Et lorsque je lui donnai mon véritable âge elle ne me cru pas puis me taquina un peu sur mon année de naissance. Rire de ma part et en tenant compte du compliment je m’exclamai « Merci beaucoup grâce à toi je vais passer une excellente journée !! ». Puis en marchant dans les rayons des saucisses je me dis : « Mais c’est trop con j’ai parlé avec l’une des plus belles femmes de ma vie et  je vais rentrer chez moi comme un homme subissant son célibat !! » C’est alors que je commençais à faire le poisson rouge dans bocal. C'est-à-dire que je tournais en rond avec plein de bulle dans mon cerveau.  Dans ces bulles se lisait tous mes doutes comment allait elle le prendre si je lui proposais de nous revoir ? Il m’était déjà arrivé ce genre de situation avec animatrice commerciale sur Orléans la sanction fut  sans appel. Puis me vint l’idée que je n’avais pas appliquée pour la libraire sympathique. Vu que j’avais des amis qui étaient aussi en fac de médecine sur Lille et que je devais faire une crémaillère la raison de mon invitation était toute faiteAprès avoir avalé ma salive 20 fois je retournai dans son stand heureusement elle ne s’était pas encore envolée. Suite à une légère hésitation je lui expliquai : «En fait je vais organiser une petite fête pour mon arrivé sur Lille et je me demandais si… » A peine ma phrase terminée qu’elle me coupa « C’est quand ? ». Avec les yeux d’une chouette je lui répondis « Je n’ai pas encore défini les dates mais il se pourrait que.. » Et là elle me dit « Écoute je vais te laisser mon N° de téléphone et tu me tiendras au courant sache juste que dans 3 semaines je pars en vacance ».  Incroyable, en prenant son n° de portable je concluais « Si tu le souhaites n’hésite pas à emmener un ou une amie, je te souhaite un très bon weekend ». Comment est ce que je me sentais ? Comme un boxeur vainqueur savourant une victoire à la fin de 50 rounds…. Néanmoins il était hors de question de s’enflammer car la route serait encore longue. Mais sur le coup je méritais bien ce petit : YAHOOOOOOOOOOOOOOO !!

samedi 5 mars 2011

Minnie Mousse à raser (partie 1)

Tout commença le jour où je me rendis dans le rayon des crèmes à raser. C’est vrai que nous les mecs n’aimons pas prendre soin que de nos bagnoles, parfois il nous arrive de rechercher sur nos joues la fraîcheur d’une peau de bébé après le passage d’un rasoir. C’est alors que le ciel entendit mes prières en me mettant sous le nez une animatrice commerciale des produits d’hygiène physique. Seulement il semblait que la jeune demoiselle s’ennuyait ferme. Même si le rayon était bien rempli en accessoires de rasage et  arborait un facing impeccable, il n’en restait  pas moins vide au niveau des clients. M’approchant tranquillement de l’animatrice je lui glissai « Et bien ça n’a pas l’air d’aller !! ». Lorsqu’elle fit la moue en guise de réponse, je compris alors que j’avais vu juste. « Il n y a personne aujourd’hui !! » Grommela-t-elle. « C’est surprenant nous sommes pourtant en période de vacances les personnes sont beaucoup plus disponibles pour promener leur caddie » Lui répondis-je. J’ajoutai alors sur un ton plaisantin « Hum, c’est parce que vous leur faites peur !! Il faut sourire un peu.» A ce moment là elle fit travailler ses zygomates et sans perdre le nord me proposa sa promotion sur les mousses à raser. Je l’accompagnais volontiers dans son argumentaire commercial car j’avais réellement besoin de ce produit de consommation. Mais n’ayant pas assez d’argent dans mes poches je lui fis comprendre que je repasserai le lendemain. En m’éloignant je lui dis « vous savez quand vous souriez sincèrement c’est beaucoup mieux, vous verrez ils seront plus nombreux à venir sur votre stand ». Alors depuis le temps que vous suivez mes histoires cher/chères blogueurs/blogueuses d’habitude je fais une description au moins physique de la femme que j’aborde. Et bien sachez que je l’ai trouvé aussi belle qu’un rêve, ainsi je n’ai même pas pensé à la possibilité d’une histoire entre elle et moi. Après tout elle était tout simplement là pour son travail, (mais parfois la nuit porte conseille, promis la suite dans quelques jours).

Le fantasme de la médiathèque !!

Lors d’une après midi ensoleillée je décidai de sortir prendre l’air très tôt. En effet d’habitude vers midi je servais encore de porte manteau  à mon pyjama et devant ce phénomène rare (un ciel bleu au dessus de Lille) je me dis qu’un parc serait l’endroit idéal pour profiter de ma journée. En m’accoudant sur la barrière de mon balcon je compris que trouver les habits pour ma sortie post printanière serait un véritable challenge. En effet La température oscillait entre les rayons tièdes d’un soleil narquois et la fraîcheur d’un vent hivernal. Finalement durant cette promenade je compris que je m’étais habillé trop chaudement. En chantant une chanson entraînante je longeais les bords d’une médiathèque et fut intrigué par ce que je pourrais y trouver à part des livres. Après tout dans mes souvenirs hollywoodiens cet univers recélait de putes sournoises. Vous savez les petites intellos à lunette, svelte, les jambes sensuelles croisées qui en plus de faire travailler le cerveau, s’adonnaient aux travaux pratiques en suçant…leur stylo entre leurs lèvres bien charnues. Après avoir poussé une porte mal huilée et pesant au moins cent kilos, j’observai des locaux pas accueillants me faisant comprendre que la pyramide des âges en France s’inversait petit à petit. A la différence des lecteurs et des lectrices présents, les livres avaient des dates d’édition assez récentes !! Mais bon mon opposé complémentaire pouvait bien attendre un peu, après tout il se pourrait que profiter de la vie se traduise par vivre le moment présent en se délectant d’un bon livre instructif. Sans aucune logique je jetais mon dévolu sur une œuvre ayant pour sujet les plus grandes sportives de golf (les femmes encore et toujours). Bref après dix minutes je reposai le bouquin pour prendre la sortie lorsque je l’aperçus « la pute sournoise hollywoodienne » !! Elle était là en pose mannequin sur des talons dont la couleur s’accommodait magnifiquement avec sa mini jupe rouge et ses collants noirs. Ses doigts de fée caressaient les livres des étagères spécialisées dans les romans. Elle marchait dans les rayons avec assurance et légèreté. Bref qu’est ce que je la trouvais belle. Sûrement impressionné je fus à deux doigts de partir lorsque je pris mon courage à deux mains. « Excusez-moi, est ce que vous savez si cette bibliothèque possède d’autres pièces ? » lui demandais-je. « Il y a un étage supérieur pour aller travailler » me répondit-elle. Certes ma manière de l’apostropher ne fut pas des plus originales mais si cela me permettait d’aboutir à un échange… Vous n’êtes pas obligés de me croire mais durant notre discussion j’ai senti quelques choses entre elle et moi. Environs plus d’une quinzaine de centimètres, désolé pour les âmes sensibles. Pendant notre échange elle était bien présente proche de moi, la voix posée et me regardait droit dans les yeux. Je ne me trompai pas sur son compte cette femme était sereine et prête à répondre à la moindre de mes questions. Cependant de mon côté je fus obligé de reculer un peu gêné par un de mes membres à la tête bien dure… Aucune éducation le garçon !! D’autres interrogations sortirent de ma bouche où je pus apprendre grâce à elle comment devenir membre de cet établissement. A la fin de notre conversation elle m’expliqua que c’était la 5ieme ou 6ieme fois qu’elle mettait les pieds ici. Elle pouvait mettre ses pieds où elle voulait mais à ce moment c’était bien mon pied que je souhaitais prendre avec elle. A l’instant je me serai approché d’elle en la plaquant contre une étagère, je l’aurai embrassé langoureusement sur les lèvres, dans le cou, pendant que mon bras tiendrait fermement sa jambe. Quelques caresses plus tard une décharge électrique nous propulserait dans les cieux. Oula je m’emballe… Donc je la remerciai pour toute ces informations et je fis mine de m’éloigner. En fait je m’étais mis dans un coin pour l’observer et attendre l’opportunité où elle sortirait de la bibliothèque à ce moment là je lui poserai plus de question dans la rue. Mais en y réfléchissant je cherchais surtout à fuir son attraction et mes pulsions charnelles. Elle continua à parader autour des romans avant de jeter son dévolu sur des magasines d’art moderne. Ensuite je la vis aller au guichet et partir avec ses livres. Je comptai jusqu’à trois et fit de même. Mais pour une raison que je ne puis expliquer ma fougue disparu et  je ne pus me lancer à sa poursuite. Lorsque je me ressaisis mais il était trop tard, elle s’était évanouie dans la ville. Mon cœur ressentait de l’amertume et de la rage. Pourquoi avais-je laissé passer une telle occasion ? Peut-être avais-je compris qu’on n’abordait pas les filles dans la rue sans raison valable et puis n’avais-je pas eu ma chance avant ? De plus en analysant notre conversation je me ne souviens pas qu’elle ait cherché à en savoir un peu plus sur moi. Alors finalement pas la peine de rêver trop fort, mais grâce à cette rencontre hormonale je fus euphorique pendant tout le reste de la journée. Vive les femmes !!

mercredi 16 février 2011

Et ta mère euh non ta sœur ?

Depuis que je suis tout petit j’ai toujours eu l’amour de la lecture. D’ailleurs je demandais souvent à mes parents de me laisser aux rayons des livres durant leurs courses. Il me suffisait alors de quelques pages pour oublier l’univers glauque d’une grande surface. Juste pour dire que 20 années plus tard je m’apprêtais à quitter une FNAC lorsque mes yeux crurent repérer mon futur « opposé complémentaire ». Je m’arrêtai et mis mon radar en vision nocturne sur ce corps attirant. Ne voulant pas perdre une miette du spectacle je m’approchai de la demoiselle par d’habiles petits détours entre les meubles de livres. J’avais juste besoin d’une opportunité pour aborder cette femme aux jambes magnifiques. L’occasion se présenta au moment où elle prit un ouvrage que j’avais déjà lu. « Alors là ce livre est vraiment nul, si j’étais vous je passerais à autre chose » fut ma phrase d’approche. La demoiselle gloussa de rire tellement fort que pendant que je faisais un léger bon en arrière j’entendis un vigile dire « Putain, j’ai eu peur !! » Une fois les battements de mon cœur stabilisé la lectrice me fit comprendre que mon entrée en scène était digne de ce nom. Incroyable la femme devant moi était réceptive et mes hormones plus qu’actives !! Je remplis mes poumons d’air et en ajoutai : « ce livre a été adapté  au théâtre et croyez moi la pièce est 100 fois mieux ». C’est alors qu’une vielle femme vint se joindre à la conversation. « Mince la mère de mon visage d’ange » ! Pensais-je tout bas. « Raaaah, mais dégage ! Tu es en train de ruiner la scène !! Le seul avantage de ta présence c’est que je saurai à quoi ta fille ressemblera dans 40 ans !! » Avais-je envie de lui hurler. Finalement c’est avec elle que je me retrouvai à bavarder d’un autre livre que j’avais déjà lu…

dimanche 6 février 2011

Plusieurs choses en même temps pour un homme = « help » !!

Après avoir longé tous les rayons d’une grande surface surpeuplée de consommateurs, je terminais mes courses. Depuis quelques temps je goutais à la joie des caisses automatiques. Vous savez cette excellente idée pour les gens qui détestent le sourire forcé d’une hôtesse, vous demandant votre carte de fidélité. Quoi qu’il en soit après avoir fait la queue je me retrouvai devant mon écran coloré et tactile. Quand soudain j’aperçus sur ma droite une belle brune au corps aussi charmant qu’élancé. Bien que ses fesses ne soient pas aussi grosses que celle d’une cocotte l’expression « être comme une poule qui a trouvé un couteau » lui sciait à merveille. Une seule solution s’imposa à moi, me changer en coq pour secourir la demoiselle. Je lui posai alors la question suivante : « Puis-je vous aider ? ». « Euh oui, c’est la première fois que j’utilise ce système et je suis un peu perdue » me lança-t-elle le regard rempli de doute. Je laissai donc quelques temps mes boites de lentilles afin de former la femme. Quand elle eut saisi le fonctionnement je le la laissai se débrouiller, je veux bien aider mais hors de question d’assister les gens. Je recherche une femme adulte pas une enfant !! Comme nos deux caisses se situaient côte à côte, j’en profitai pour en apprendre un peu plus sur son compte. Elle m’expliqua son parcours en 2ième année d’école d’Infirmière. Je la félicitais pour ce choix car notre société manque cruellement de personnes pour ce métier loin d’être facile. Bien que la voix de l’étudiante dégage une certaine joie de vivre celle-ci ne semble pas intéressée pour aller plus loin dans la conversation De plus l’endroit n’était pas des plus romantique Même si saisissait la démarche à suivre sur sa caisse j’intervenais à nouveau pour lui montrer comment payer ses courses. Seulement à force de faire des allées retour entre ma caisse et la sienne j’omettais de respecter une étape importante sur mon écran qui eut pour effet de bloquer tout le processus. Alors que j’avais tout calculé pour que la future infirmière et moi sortions du magasin en même temps je compris que mon plan tombait à l’eau. Ainsi pendant qu’un employé s’échauffait (et le mot est faible) à remettre de l’ordre dans le bordel que j’avais foutu dans sa caisse automatique, la femme s’envola au loin sans même se retourner. Puis tout un coup elle se retourna et là je me mis à croire qu’un merci sortirait de sa bouche. Finalement ce fut un regard vide en direction des galeries marchandes qui me fit un adieu !! 30 minutes après je décidais de ne pas imiter l’impolie en remerciant l’employé car je me serais sûrement pris son point en plein pif (c’était la 8ième qu’il débloquait de la journée…).

jeudi 27 janvier 2011

La casquette de l’obsédé sexuel.

En m’enfonçant tout doucement dans le quartier je me retrouvai dans le cœur bruyant de la ville. Inutile de vous dire que les femmes ne manquaient pas. Pourtant logeait toujours au fond moi cette peur d’aller échanger quelques mots avec la gente féminine. Tout un coup, une blonde se présenta avec des habits qui lui donnaient un style plaisant. Vous savez le style baba cool avec des couleurs bien flashy. Au vu de ses tresses on avait l’impression d’observer une descendante de Bob Marley. Même si j’étais à nouveau submergé par la peur je zigzaguai dans la foule pour enfin arriver à son niveau. « Excuse-moi » lui dis-je. Bien que la femme s’arrêta gentiment pour m’écouter, je ne pus m’empêcher de rendre cette scène bien plus mélodramatique. Je me mis à bafouiller, détruisant ainsi toute spontanéité. Qui sait ? Peut-être a-t-elle cru que je souffrais de bégaiement ? Lorsque notre petite rasta-rockette fronça les sourcils je m’étouffai en avalant ma salive. Vous n’êtes pas obligés de me croire mais l’aboiement d’une fourmi aurait suffi pour arrêter les battements de mon cœur. « Euh est-ce que tu es de Lille ? » lui demandai-je. Elle me répond tranquillement non et qu’elle est juste étudiante. Je lui expliquai d’une voix fluette que je venais d’Orléans et que je souhaitai faire des rencontres. Et la fille éclata de rire et me sorti : « On m’a déjà fait le coup !! ». En tout cas j’apprenais lorsqu’il s’agissait de vous cataloguer les filles perdaient toute leur timidité. Ainsi j’étais passé du mec timide au gros obsédé qui cherchait à assouvir son désir hormonal. (Pourtant un café chaud et sucré aurait largement suffi). Quoi qu’il en soit elle s’arracha comme une folle en traversant la grande avenue en me balançant avec le sourire « Bonne journée !!». Finalement un concert avec une guitare désaccordée devant 10 000 personnes aurait été moins gênant ce jour là…

lundi 24 janvier 2011

A deux doigts de faire dans la culotte.

Alors le jour J est arrivé, je me suis inclus dans la catégorie de ceux qui prennent leur vie sentimentale en main. Aussi pour faire mes premiers pas, je choisissais le quartier plus cosmopolite de la ville. Une fois le pied sur le trottoir force est de constater que mon assurance avait fait ses valises. Pourtant 20 minutes plutôt dans mon appartement tout allait très bien. Il semblerait que jouer à l’extérieur soit beaucoup plus dur que prévu, d’ailleurs j’étais même prêt à déclarer forfait. Mais bon il fallait bien commencer un jour. C’est alors qu’apparaît une femme digne de se faire inviter à prendre à verre. Évidemment à force d’hésiter elle a déjà eu le temps de changer de rue de traverser un feu et une galerie marchandise. Conclusion je fus obligé de courir comme un forcené pour la rattraper et l’accoster par derrière (rien de plus romantique). « Excusez-moi » Lui lançai-je un peu essoufflé. La fille n’ayant pas eu pitié de moi préfère ne pas s’arrêter (A quoi bon ? Des fois qu’une envie me prenne de l’attaquer en plein milieu de la foule). Néanmoins elle tourna la tête et me dessina un premier regard. Enfin quand je dis un regard c’était plutôt celui du poulpe prêt à vous cracher son encre dans la tronche pour s’éclipser en douce. Devant le plaisir que lui apportait ma présence je me sentis minable et mal dans ma peau, je lui dis en balbutiant « Euh, vous, vous, vous êtes de Lille ? » Sa réponse : « Non ! » je l’ai bien cherché avec ma question fermée à la con !! Ensuite je balançai « Ah bon ? » comme un mongolien. Finalement je n’insistai pas j’étais loin d’être au point et puis ça ne faisait pas poli de la suivre comme une sangsue. Bref des débuts pas prometteurs du tout…